Introduction

Vous avez un écu sous les yeux — pierre tombale, chevalière, ex-libris, vitrail — et vous voulez savoir à qui il appartient. Enquerre l’identifie à partir de ce que vous voyez : décrivez l’écu, même partiellement, même avec des doutes, et le moteur le confronte à quelque 135 000 blasonnements réunis depuis les armoriaux classiques — Rietstap, d’Hozier, Siebmacher, Mailhol, Rolland — et les Wikipédias française et néerlandaise. Un armorial computationnel, qui se feuillette par la description plutôt que par le nom.

Le nom vient des armes à enquerre : celles qui enfreignent volontairement la règle des émaux, et invitent qui les regarde à s’enquérir de leur histoire.

Comment ça marche

01

Décrivez l’écu

Sur la page Identifier, composez la description champ par champ — émail du champ, pièces, meubles — ou saisissez directement un blasonnement en français. Inutile d’être complet ni parfait : chaque détail est un indice, pas une contrainte.

02

Marquez vos doutes

Le panneau « Incertitudes » dit au moteur ce qui est fragile : « Sans émaux » pour une gravure ou un sceau, nombres difficiles à lire, positions oubliées, meuble peut-être mal identifié — un lion pris pour un chien. Ces traits sont assouplis ; les autres restent fermes.

03

Lisez la liste courte

Les candidats arrivent groupés par qualité de correspondance, avec des pastilles qui justifient chaque place : écu entier, champ par champ, attestation Renesse, région. Ouvrez une fiche pour confronter le blasonnement d’origine à votre souvenir.

Deux exemples réels

Gravure sans couleurs

Un ex-libris gravé, donc sans couleurs : un chevron, deux étoiles au-dessus, un cor de chasse en dessous.

  1. 1. Décrire — un chevron (pièce), deux étoiles « en chef », un huchet (le cor de chasse) « en pointe ». Les positions comptent.
  2. 2. Douter — aucun émail connu : laissez-les tous sur « Indifférent / inconnu », la recherche ne comparera que la structure.
  3. 3. Lire — les armes de Ciel (Saône-et-Loire) figurent dans la liste courte.
Meuble incertain, région connue

Un écu que vous savez breton : sur champ d’azur, une ancre noire et un bâtiment d’argent — tour ou château ?

  1. 1. Décrire — champ d’azur ; une ancre de sable ; une tour d’argent.
  2. 2. Douter — ajoutez « château » comme autre lecture possible (« + ou un autre meuble ») et filtrez sur la Bretagne : le filtre remonte les armes bretonnes sans écarter celles dont la région est inconnue.
  3. 3. Lire — Damgan (Morbihan) figure dans la liste courte, pastille de région à l’appui.

Ces deux exemples appartiennent à notre suite de tests : toute évolution du moteur doit continuer à les réussir avant d’être publiée.

Essayer sur la page Identifier →

Ce qu’il y a dedans

Sept corpus, fondus dans une même base interrogeable :

SourceContenuArmoiries
RietstapArmorial général (1884–1887) — familles de toute l’Europe≈ 80 000
Wikipédia (fr)Armoiries communales et familiales, blasonnements sourcés≈ 34 000
RollandSupplément à l’Armorial général, vol. 1–2≈ 8 400
SiebmacherGrand armorial allemand (sélection de volumes)≈ 7 500
MailholDictionnaire historique et héraldique de la noblesse française≈ 2 900
Wikipédia (nl)Communes, provinces et waterschappen des Pays-Bas≈ 1 800
D’HozierArmorial général de France (1696)≈ 1 500

La couverture est la plus dense pour la France, le Benelux et les pays germaniques ; elle s’amenuise au-delà. Chiffres arrondis — état exact du corpus →

Limites connues

  • Le blasonnement se saisit en français. L’interface pourra parler anglais, mais le moteur ne comprend pas (encore) un blasonnement rédigé en anglais.
  • L’analyse n’est pas toujours complète. Près des trois quarts des blasonnements de Wikipédia sont entièrement analysés ; les notices abrégées de Rietstap le sont le plus souvent partiellement — émaux et meubles repérés, structure incomplète — et ressortent moins précisément.
  • Il reste du bruit d’OCR. Les notices de Rietstap proviennent d’une reconnaissance optique de caractères : des coquilles subsistent dans certains textes.
  • Les dessins sont des interprétations. Les écus affichés sont générés automatiquement depuis le blasonnement — des schémas, pas des reproductions d’autorité. Seul le texte fait foi ; comparez à l’image Wikimedia quand elle existe.
  • Une liste de candidats, pas un certificat. Des familles sans lien portent parfois des armes identiques. Un résultat est une piste sérieuse, à vérifier dans la source citée — pas une attribution garantie.

La bonne arme n’apparaît pas ?

Dites-le-nous par courriel : ce que vous cherchiez, ce que vous aviez saisi. Chaque signalement devient un cas de test permanent — la requête, fautes comprises, entre dans la suite de régression, et toute évolution du classement doit la réussir avant d’être publiée.

Écrire à : contact@enquerre.app

Blasonnements des Wikipédias française et néerlandaise sous licence CC BY-SA · Rietstap, d’Hozier, Mailhol et Rolland (vol. 1–2) dans le domaine public · dessins des meubles d’après WappenWiki et Wikimedia Commons.

Crédits et licences détaillés →

Armorial de recherche — identification d’armoiries

Sources : Rietstap · Wikipédia (fr/nl) · Siebmacher · D’Hozier · Mailhol · Rolland

Crédits et licences · Confidentialité