Introduction

Vous avez un écu sous les yeux — pierre tombale, chevalière, ex-libris, vitrail — et vous voulez savoir à qui il appartient. Enquerre l’identifie à partir de ce que vous voyez : décrivez l’écu, même partiellement, même avec des doutes, et le moteur le confronte à quelque 270 000 blasonnements — français, anglais, allemands et italiens, ramenés à une même structure — réunis depuis les armoriaux classiques — Rietstap, Burke, d’Hozier, Siebmacher, Crollalanza, Mailhol, Rolland —, des armoriaux régionaux (Steyert, Gras, Soultrait, Rivoire de La Bâtie, Benoît d’Entrevaux, de Cauna, Esquieu, Tardieu, Colonna, Ribier, Gouget), des registres publiés de l’Armorial général de 1696 (Alsace, Châlons, Marseille, Bourgogne, Sens, Rouen, Limoges) et les Wikipédias française et néerlandaise. Un armorial computationnel, qui se feuillette par la description plutôt que par le nom.

Le nom vient des armes à enquerre : celles qui enfreignent volontairement la règle des émaux, et invitent qui les regarde à s’enquérir de leur histoire.

Comment ça marche

01

Décrivez l’écu

Sur la page Identifier, composez la description champ par champ — émail du champ, pièces, meubles — ou saisissez directement un blasonnement en français. Inutile d’être complet ni parfait : chaque détail est un indice, pas une contrainte.

02

Marquez vos doutes

Le panneau « Incertitudes » dit au moteur ce qui est fragile : « Sans émaux » pour une gravure ou un sceau, nombres difficiles à lire, positions oubliées, meuble peut-être mal identifié — un lion pris pour un chien. Ces traits sont assouplis ; les autres restent fermes.

03

Lisez la liste courte

Les candidats arrivent groupés par qualité de correspondance, avec des pastilles qui justifient chaque place : écu entier, champ par champ, attestation Renesse, région. Ouvrez une fiche pour confronter le blasonnement d’origine à votre souvenir.

Trois exemples réels

Gravure sans couleurs

Un ex-libris gravé, donc sans couleurs : un chevron, deux étoiles au-dessus, un cor de chasse en dessous.

  1. 1. Décrire — un chevron (pièce), deux étoiles « en chef », un huchet (le cor de chasse) « en pointe ». Les positions comptent.
  2. 2. Douter — aucun émail connu : laissez-les tous sur « Indifférent / inconnu », la recherche ne comparera que la structure.
  3. 3. Lire — les armes de Ciel (Saône-et-Loire) figurent dans la liste courte.
Meuble incertain, région connue

Un écu que vous savez breton : sur champ d’azur, une ancre noire et un bâtiment d’argent — tour ou château ?

  1. 1. Décrire — champ d’azur ; une ancre de sable ; une tour d’argent.
  2. 2. Douter — ajoutez « château » comme autre lecture possible (« + ou un autre meuble ») et filtrez sur la Bretagne : le filtre remonte les armes bretonnes sans écarter celles dont la région est inconnue.
  3. 3. Lire — Damgan (Morbihan) figure dans la liste courte, pastille de région à l’appui.
Un écu allemand, décrit en français

Un écu tranché, vu sur une pierre de Silésie : un loup emportant un agneau. Le blasonnement d’origine est en allemand — vous n’avez pas besoin de le lire.

  1. 1. Décrire — partition « tranché » ; un loup d’argent dans le premier champ, un agneau dans le second. Vocabulaire français, toujours.
  2. 2. Chercher — rien d’autre à faire : les blasonnements allemands de Siebmacher et anglais de Burke sont ramenés à la même structure que les français.
  3. 3. Lire — Wolff (Siebmacher) figure dans la liste courte, avec son texte d’origine en allemand.

Ces trois exemples appartiennent à notre suite de tests : toute évolution du moteur doit continuer à les réussir avant d’être publiée.

Essayer sur la page Identifier →

Ce qu’il y a dedans

Vingt-six corpus, fondus dans une même base interrogeable :

SourceContenuArmoiries
RietstapArmorial général (1884–1887) — familles de toute l’Europe≈ 84 000
BurkeThe General Armory (1884) — familles d’Angleterre, d’Écosse, d’Irlande et du pays de Galles ; blasonnements en anglais≈ 50 300
SiebmacherJ. Siebmachers grosses Wappenbuch — familles et villes d’Allemagne, d’Autriche, de Bohême, de Hongrie, de Pologne, de Croatie et de Roumanie ; blasonnements en allemand≈ 48 300
Wikipédia (fr)Armoiries communales et familiales, blasonnements sourcés≈ 34 000
CrollalanzaDizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane (1886–1890) — blasonnements en italien≈ 17 800
RollandSupplément à l’Armorial général, vol. 1–2≈ 8 400
Barthélemy (Alsace)Armorial général de la généralité d’Alsace (1861) — registre de 1696≈ 3 979
Prévost (Rouen)Armorial général de la généralité de Rouen, t. 1 (Prévost, 1910) — registre de 1696≈ 3 262
MailholDictionnaire historique et héraldique de la noblesse française≈ 2 900
Bouchot (Bourgogne)Armorial général de la généralité de Bourgogne, t. 1 : Dijon (1875) — registre de 1696≈ 2 757
Wikipédia (nl)Communes, provinces et waterschappen des Pays-Bas≈ 1 800
Gras (Forez)Répertoire héraldique / Armorial général du Forez (1874)≈ 1 563
Montgrand (Marseille)Armorial de la ville de Marseille (1864) — registre de 1696≈ 1 519
D’HozierArmorial général de France (1696)≈ 1 500
Rivoire de La Bâtie (Dauphiné)L’armorial de Dauphiné (1867)≈ 1 450
Tardieu (Auvergne)Dictionnaire des anciennes familles de l’Auvergne (1884) — océrisé par nos soins≈ 1 266
Benoît d’Entrevaux (Vivarais)Armorial du Vivarais (1908)≈ 1 120
Gouget (Poitou)Armorial du Poitou (Gouget, 1866) — nobles réservés par élection et carte des maisons nobles de Niort≈ 959
de Cauna (Landes)Armorial des Landes (1863-69)≈ 931
Barthélemy (Châlons)Armorial général de la généralité de Châlons-sur-Marne (1868) — registre de 1696≈ 866
Pravieux (Limousin)Armorial général de la généralité de Limoges (Moreau de Pravieux, 1895) — registre de 1696≈ 581
Esquieu (Quercy)Essai d’un armorial quercynois (1907) — océrisé par nos soins≈ 570
Soultrait (Nivernais)Armorial historique et archéologique du Nivernais (1879)≈ 460
Steyert (Lyonnais)Armorial général du Lyonnais, Forez et Beaujolais (1860)≈ 444
Ribier (Auvergne)Recherche générale de la noblesse d’Auvergne (1909) — maintenues de 1666≈ 264
Bugnot (Sens)Armorial de Sens en 1696 (Bugnot, 1911) — registres de la ville de Sens et de Villeneuve-le-Roi≈ 247
Colonna (Corse)Armorial corse (1892)≈ 145

La couverture est la plus dense pour la France, les îles Britanniques, le Benelux et les pays germaniques, et s’étend désormais à l’Europe centrale (Bohême, Hongrie, Pologne, Croatie) ; elle s’amenuise au-delà. Chiffres arrondis — état exact du corpus →

Limites connues

  • La description se saisit en français. Les armes, elles, peuvent être anglaises ou allemandes : les blasonnements de Burke et de Siebmacher sont traduits en structure française à l’ingestion, et se retrouvent donc avec le vocabulaire français. Mais coller un blasonnement rédigé en anglais ou en allemand dans la recherche ne marche pas encore — décrivez l’écu, ne recopiez pas le texte étranger.
  • L’analyse n’est pas toujours complète. Près des trois quarts des blasonnements de Wikipédia sont entièrement analysés ; les notices abrégées de Rietstap le sont le plus souvent partiellement — émaux et meubles repérés, structure incomplète — et ressortent moins précisément.
  • Il reste du bruit d’OCR. Les notices de Rietstap proviennent d’une reconnaissance optique de caractères : des coquilles subsistent dans certains textes.
  • Les dessins sont des interprétations. Les écus affichés sont générés automatiquement depuis le blasonnement — des schémas, pas des reproductions d’autorité. Seul le texte fait foi ; comparez à l’image Wikimedia quand elle existe.
  • Une liste de candidats, pas un certificat. Des familles sans lien portent parfois des armes identiques. Un résultat est une piste sérieuse, à vérifier dans la source citée — pas une attribution garantie.

La bonne arme n’apparaît pas ?

Dites-le-nous par courriel : ce que vous cherchiez, ce que vous aviez saisi. Chaque signalement devient un cas de test permanent — la requête, fautes comprises, entre dans la suite de régression, et toute évolution du classement doit la réussir avant d’être publiée.

Écrire à : contact@enquerre.app

Blasonnements des Wikipédias française et néerlandaise sous licence CC BY-SA · Rietstap, Burke, d’Hozier, Mailhol, Rolland (vol. 1–2), Crollalanza et les armoriaux régionaux numérisés par la BnF (Gallica) dans le domaine public · dessins des meubles d’après WappenWiki et Wikimedia Commons.

Crédits et licences détaillés →

Armorial de recherche — identification d’armoiries

Sources : Rietstap · Burke · Wikipédia (fr/nl) · Siebmacher · Crollalanza · D’Hozier · Mailhol · Rolland · armoriaux régionaux et registres de 1696

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